Parlons .......... Architecture !!!!

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Knobie
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Parlons .......... Architecture !!!!

Messagepar Knobie » dim. janv. 14, 2007 11:24 am

DES IMAGES VONT PETIT-A-PETIT ETRE INSEREES DANS CES LIGNES AFIN D'EVITER LES GROS PAVES INDIGESTES !!!


Si le jeu vidéo partage sa passion dans la mythologie antique, il va de soit que l'antiquité, elle, partage son histoire architectural. Et le jeu vidéo s'en inspire volontairement ou hasard, les choses sont ce qu'elles sont.

Par exemple, la communauté utilise des termes architecturaux pour nommer certaines de ses rubriques tels que l'Agora, qui signifie place, forum, lieu de discussion et de partage.

Malheureusement depuis le temps, retrouver l'Agora athénienne est quasiment impossible mais l'American School of Archeology en a restaurée une partie afin d'en faire un musée. Ce batiment, c'est l'ancienne Stoa d'Attale se trouvant à Athènes et construite vers 150 avant Jésus-Christ.

Est-ce donc le hasard qui nous a poussé à utiliser ce terme joliment trouver ? Cette question, finalement, est à poser.


Mais l'architecture c'est aussi un mouvement, une idée et une fonctionnalité. C'est l'oeuvre personnel d'un artiste qui travail afin d'apporter une réponse à l'environnement et a ses dangers. C'est un travail d'ingénieur, de protecteur.


A la base de l'architecture, règne en maitre la nature. C'est elle qui décida l'Homme et faire ce pas, le pas, de l'évolution architectural.

Quand l'Homme marcha sur ses deux jambes, il comprit que la forêt le protegera des intempéries tel que la pluie, la neige. mais malheureusement, ce n'était pas suffisant, le froid arriva et l'Homme reparti en quête d'un nouvel abri, il trouvera la caverne. Mais la encore un inconvénient parvint, l'obscurité. Certes l'Homme venait de découvrir l'abri idéal mais il manqua cet élément naturel auquel nous avons besoin, le soleil. De là, l'Homme comprit et ainsi la cabane primitive se monta petit à petit.

Tout commenca par l'abri mais arriva alors le fonctionnalité. Il ne faut pas croire qu'une maison est une suite "logique" de pièce. Il fallait la créer cette suite. Pourquoi depuis l'entrée, débouche t'on vers un cellier puis vers une salle commune qu'est le séjour ?

A la base de l'architecture, les Hommes étaient des nomades. Dans une seule pièce se trouvait la chambre, la cuisine et le séjour. C'est avec le temps et l'expérience que va se créer cette régle qui est la même aujourd'hui, la disposition des éléments, la fonctionnalité est ainsi né.


Pourquoi parler de tout ceci ? Tout simplement car vous étes en plein dedans. Vous vous trouvez au centre même de cette fonctionnalité car c'est pour vous qu'elle fut créée.


S'il est bon de parler de la gréce antique et de son "âge d'or", de ses ordres qui sont : le dorique, le ionique, le corinthien et le composite, je préfére laisser faire les choses.



Nous parlerons ici de l'évolution architectural pour ensuite finir sur ce thème bien précis :

"L'architecture dans le jeu vidéo."

mais avant d'en parler, il est bon d'en apprendre un peu plus et ce topic est là pour ça.

Le bal est ouvert !!!!

$)
Dernière modification par Knobie le dim. janv. 14, 2007 11:32 am, modifié 2 fois.
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Messagepar Knobie » dim. janv. 14, 2007 11:25 am

L'architecture Vernaculaire


Lors d'une construction architectural, il existe des bases communes à tous les types de bâtiments.

Malgrés les époques, deux types de fabrication aura traversés les âges :
- L'action de poser un bloc sur un autre,
- celle de confectionner une armature, un squelette par la suite recouvert d'un revêtement.

La fabrication des blocs, différe selon les régions et la localisation sur le globe mais la plus réputé demeure la "boue alluviale" ou le mélange avec la paille rend le bloc durable et le rend cohésive. La Mésopotamie ou encore l'ancienne Egypte utilise se procédé mais il en existe aussi tant d'autre. C'est ainsi que la brique cuite fait son apparition en Europe et au Moyen-Orient. Puis viens la pierre taillé, ou même, encore, la glace pour l'arctique avec les igloos inouit. Mais la pierre reste le matériaux le plus durable et le plus facile d'accés.

En ce qui concerne la conception pas squelette, le tipi des indiens résme assez bien la chose. Constitué de "poteaux" croisés en forme de cône, il est recouvert de peaux animales. c'est une conception à ossature et à revêtement.

Dans l'architecture vernaculaire, et dans la construction de batisse à l'aide de pierre on construit un espace clos avec une seul ouverture. Mais comment créer et fermer le dessus d'une porte par exemple ? La plus primitive est de superposer les pierres du murs de façons à créer une "saillie". La saillie est l'action d'incurver graduellement vers l'intérieur le murs, afin d'en rejoindre le sommet. Ce qui donne pour résultat de créer un "Encorbellement", une sorte de tunnel ou encore un dôme ( si toutefois, l'encorbellement fait le tour de l'édifice.
C'est en Apulie que l'un des vestiges de cette construction tiens encore debout. Ce sont les "TRULLi" d'Alberobello.

A cette époque, le batisseur était un véritable scientifique, métrisant l'étude des forces comme la pression, le tension, la compression et la flexion des éléments architecturaux comme la pierre ou encore le bois.

C'est avec le temps, que l'Homme primitif va créer un Linteau. Symbole magique et cérémonielle, le linteau est une piéce posé horizontalement sur deux appuis verticaux ( vous le trouverez généralement au dessus d'une fenêtre ou d'une porte ). Il était orienté de façon à former une "porte" pour les rayons du soleil levant ou couchant tel le cercle mégalithique de Stonehenge. Le linteau est, aujourd'hui encore, d'actualité et il parait difficile de s'en passer.

Chez les Egyptiens, le linteau est traduit en colonne et entablures qui apportera, chez les grecques, la colonnade classique utilisé pour apporter puissance et et dignité aux temples comme le Parthénon D'athènes.


Les Chinois eux, vivent dans une région ou le bois surpasse la pierre, ils ont donc construit avec les moyens du bord et vont créer la charpente ( squelette de la toiture ) de toit de forme pyramidale en portique. C'est l'undes raisons qui font que les toits chinois sont accompagnés de large avant-toit. Caractéristique même de la maison tel qu'on peu le voir dans certains jeu vidéo tel que Dynastie Warrior.

Puis une deuxième forme va apparaitre avec le temps. Suite au Linteau, va apparaître l'arc. Pour vous donner un exemple, l'encorbellement ( la saillie donc ) est la première forme de l'arc. C'est une sorte de pont, d'ailleurs, le pont est un encorbellement. L'on retrouve cet arc chez plusieurs peuplades, tel que l'ancienne civilisation Indou, le Mohenjo-Daro ou encore dans les tombes chinoises du 3ème siècle avant Jésus-Christ. On les retrouve aussi dans les arches qui soutenaient les viaducs des jardins suspendus de Babylone.

L'arc est un demi cercle qui apportera une infinité de possibilité architecturales.

omme j'en ai déjà parlé, la maison était équipé d'une pièce unique ou toute fonction y était regroupé tel que la cuisine, le séjour et la chambre. Mais au départ, c'était des endroits ressemblant bien plus à des caves ou semi-cave creusé dans le sol ou l'on passait par le toit. D'ailleur, les maison étaient collées les unes aux autres et les villes ressemblait generalement à une butte de terre de differente hauteur. Les plus vielles de ces constructions date de 8000 ans avant Jésus-Christ. Vous connaissez les maisons qui font parties intégrantes de la terre ou le toit est recouvert d'herbes tel les maisons des hobbits dans "le Seigneur des Anneaux" ? Sachez que lapremière civilisation à utiliser cette méthiode de "camouflage" fut les japonais avec la "tente-maison" 200 ans avant Jésus-Christ.

C'est ainsi que furent créés les maisons de forme circulaire plus facile à construire à l'époque et les maison de forme rectangulaire. Le carré quand à lui n'était que trop peu utilisé.

Avec le temps, l'on commença à créer des maisons rectangulaire d'une très bonne longueur pour une petite largeur afin de créer des "piéce". La raison ? Les capricent de la nature. Afin de protéger son bétail, l'homme créa une piéce avec un coin "cheminé" qui sera ses appartement et une autres piéce afin de couvrir ses bêtes de la nature capricieuse. Petit à petit, l'Homme primitif va créer des piéces pour son propre plaisir et ainsi répondre à un probléme de fonctionnalité. Vivre et dormir dans l'endroit ou tu faisait cuir et bruler la graisse devenait ennuyeux et il fallait trouver une solution. La maison d'aujourd'hui commencait à prendre forme.

Ansi la création d'un foyer pour y poser le feu va apparaitre ( le feu était,posé sur le sol ), le probléme d'aération va être résolu par l'apparition de fenêtre etc.


Pourtant si la maison est ce que l'on pourrait appelé la base de l'architecture, il va s'en dire que c'est le temple lui même qui a fait l'architecture ce qu'elle est aujourd'hui. Pourquoi ? Comment ? C'est assez simple en réalité. les Hommes se sont souvent regroupé pour défendre une idéologie, un territoire, la famille et surtout pour glorifieux un Dieu.

Mais ne nous emballons pas, le temple sera traité en temps et en heure. Pour le moment, laissons place à l'époque des "premières civilisations" .....


Dans l'épisode suivant :

Cette période commence au moment ou les Hommes se regroupes pour quitter leur statut de nomade et créer une civilisation, une ville et une hiérarchie. C'est l'époque des guerres, de babylone, de Mycènes, de Sumer, de Minoenne ( civilisation Grecque ) du minotaure. Mais chut, n'allons pas plus vite que la musique..........
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Messagepar Knobie » dim. janv. 14, 2007 11:29 am

Introduction
L’architecture est à la fois, un mélange d’art, de science, d’histoire et de passion.

Dans cet unique cas, l’architecture a t’elle donnée naissance à l’architecte ou est-ce l’architecte qui à fait l’architecture ?

Quoiqu’il en soit, l’architecture est née de sa fonctionnalité. En effet, elle est apparue lorsque la vie décida qu’il était temps de se protéger face à la nature.

L’humanité.
Est-elle vraiment à la base de l’architecture ? Il me plait de croire que l’Homme n’a fait que copier la nature elle-même. Rien qu’a la préhistoire l’architecture, était née.
Le ptéranodon, ancêtre de l’oiseau le plus évident avait créé son architecture, le nid. Un assemblage de branche afin de donner naissance à une fonctionnalité, celle de l’abri, du territoire, du domaine. Il avait créé sa maisonnée afin d’y faire vivre sa progéniture.

Est-ce finalement si différent de l’Homme ?

Cet exemple n’en est qu’un seul parmi tant d’autres et force est de constater que bien avant notre venu sur terre, à nous les Hommes, l’architecture était déjà présente.
Bien sûr certains pourraient réfuter, refuser, cette analyse mais pourtant, cet exemple répond au principe même de la fonctionnalité qui poussa l’Homme à créer son habitat, son milieu.

Il est cependant vrai, que c’est finalement l’Homme qui poussera l’architecture à devenir l’élément le plus dense après la nature elle-même. L’humanité fut dépassée par sa propre création, mais tout comme Rome, cela ne c’est pas fait en un jour.

L’on découvrira à travers ses lignes, comment l’Homme a fait évoluer son environnement, sa création, son art le plus mystérieux à travers les époques et les siècles.

Pour cela, on mettra volontairement de côté l’archéologie afin de se rabattre sur une preuve concrète ayant traversé les âges, cette preuve se révélant être, les écrits. Un art en décrivant un autre, que cela est poétique.

C’est ainsi que nous allons, vous et moi, pénétrer dans une histoire qui a fait l’histoire de notre milieu professionnel, l’histoire incroyable de l’évolution de l’architecture Humaine, l’histoire des traités et des doctrines de l’architecture.

Il ne me reste, plus qu’à vous souhaiter un bon voyage à travers le Temps en espérant que vous y prendrez du plaisir.

A bon entendeur, bonne lecture !!!

Une histoire commune
Afin d’écrire des notices techniques et rendre l’architecture compréhensible dans un langage commun, les architectes écrivent.
Ils écrivent dans le but de réaliser une réflexion théorique permettant de ce transmettre aux générations futures et, par conséquent, nous transmettre l’architecture de l’époque.

Afin de transmettre la théorie, l’on écrivit durant une longue période, des traités. Cette période débute du grec romain jusqu’au 19ème siècle et permet donc de transmettre des réflexion sur le sujet architectural à travers les époques.

Le plus ancien traité connu à ce jour est « Vitruve », traité qui sera publié en 1671, avec l’apparition de l’imprimerie.

Le 19ème siècle il y a, ce que l’on peut appeler, une cassure. Les traités ne s’écrivent plus.
Pourtant les architectes continus les réflexions théoriques de plusieurs façons.
- Manuel : c’est une forme miniature du traité, il est de nature spécifique.
- Les idéologies politiques influence l’architecture. Au 16ème siècle, il y a la contre réforme des églises. On passe alors, de l’espace, à l’infini.
- L’exploration, le voyage, apporte une source théorique importante.
- L’on retrouve l’architecture dans la littérature.

Ces différentes sources donne le transfert d’idées de la science.
On créer d’autre science :
- La linguistique (l’analyse des signes de la société qu’est la sinologie). C’est le langage des formes.
- Cette idée scientifique de l’infinie est ainsi exploitée.

Très souvent, les réflexions se font avec les revues, les débats. La nature même de ce travail est confrontée à une réflexion. L’architecte n’est pas seulement une activité artistique, c’est aussi une analyse. L’architecture, c’est la lutte contre le poids, la gravité, c’est une utilité pour l’homme et ses usages.
Toutes les théories se représentent par un questionnement des objectifs, des méthodes et des principes constructifs.

Vitruve
Première approche
Vitruve fut formé à Rome et suivie la campagne de César. Son traité est l’un des seuls de son époque à nous être parvenu. Charlemagne lui-même a fait reprendre ce traité. C’est ainsi que les architectes peuvent découvrir l’architecture romaine. En 1414, Léon Batista Alberti à recréer deux autres traité, simplifiant Vitruve. En France, il existe un traité de Serlio, qui au 16ème siècle créer un livre qui se vend rapidement.
Chose étonnante, Vitruve n’a reproduit, dans son traité aucun dessin, tout est écrit dans le moindre détail.

Faisons le point
Vitruve, architecte ingénieur militaire sous César, est à la base de toutes les discussions théoriques. C’est donc à la Renaissance qu’on redécouvre l’architecture Grec Romaine et au 15ème siècle, Alberti écrit un traité reprenant Vitruve. A l’arrivé de l’imprimerie, la circulation des idées et nettement plus ouvert. Sous le règne de Louis XIV, un savant au nom de Claude Perrot, va retraduire Vitruve et il fixe donc, les règles de l’architecture française. C’est la politique de Louis XIV et Colbert qui souhaite imposer la puissance française par la beauté et l’Art culturel. Afin de protéger le théâtre français, Louis XIV, bloque et interdit les artistes étrangers. Perrot va, en gros, traduire Vitruve à la française et se libérer d’autre œuvre artistique du baroque Italien. Il est vrai qu’a cette époque, la Grande Architecture est Rome et L’Allemagne. Perrot va être le dessinateur de la façade Est du Louvre. On va rapidement passer des lieux culturels aux lieux publics pour réaliser de grandes œuvres.

Pour Vitruve, l’architecture est une science qui juge par tous les moyens d’un autre domaine. L’architecture est une synthèse qui nous rapporte des caractères distributifs que sont l’ordonnance, la disposition et la distribution. On se réfère à la nature pour la conception de l’homme à travers les siècles.
Pendant de Nombreux siècles, à partir du moyen age, on se réfère à la nature (comme pour Vitruve) qui est sauvage (montagne, forêt etc.), c’est la Selva Oscura, la nature agricole (campagne), et la troisième nature, celle créer par l’homme (jardin, parc etc.). C’est une synthèse entre l’art et la nature. Ces trois natures sont importantes pour l’architecture et pour la religion, il y a un rapport à Dieu dans la troisième nature. La première nature, elle, c’est le Diable, signe de catastrophe et d’insécurité.
Au 18ème siècle, Boullée écrit un livre appelé « Architecture », il dit ainsi « la conception de l’œuvre précède l’œuvre elle-même ». Sa vision des choses est différente de Vitruve. On vise la perfection à travers la distribution.
Le caractère du bâtiment est là comme un repère, il doit exprimer ce qu’elle représente.
Le Corbusier dit : « l’architecture est le jeu savant, correct, magnifique, des volumes sous la lumière. A travers l’usage des matériaux brutes, l’architecture doit établir des rapports émouvants ». On voit bien que le jeu de l’architecture se fond sous une forme de sa destination. Le jeu est magnifique car il représente la grandeur. Trois jeux : savant, magnifique et correct.
Mies Van der Rohe dit : « l’architecture, clarté constructif poussé à son expression exact ». La clarté constructive nous apprend que chaque élément à sa place et obéis aux lois rationnelles.
« Poussé à son expression exact » rétréci le champs architectural. Il faut faire de la construction une représentation de ses propres valeurs. Accompli avec certitude, il recherche avec les détails la perfection.

Palladio
Architecte Italien de 1508 à 1580, Palladio à créer un traité à grande influence s’étalent sur deux siècles. Son traité est un pilier de la théorie de l’architecture.
Palladio, un tailleur de pierre, est extirpé de son milieu par des intellectuels d’architecture. Il entre dans ce milieu architectural, dans la ville de Vinshez près de Venise. A Venise, il est alors constructeur de nombreuses églises. Ce n’est donc pas étonnant qu’il devienne l’architecte le plus imité en Angleterre et aux Etats-Unis. Beaucoup y on vue l’idéal de synthèse, de condensé de l’architecture de la Renaissance.
Avec son traité, « les quatre livres de l’architecture », Palladio passe à la prospérité. Son traité c’est fait connaître durant deux siècles et Palladio propose, radicalement, des nouveautés dans son traité. Il aborde l’architecture du côté pratique alors que Vitruve est seulement théorique.
Palladio a créer, avec son traité, un manuel qui n’est plus seulement pour les intellectuels, mais ouvert à tous en offrant une lecture simple et plaisante. Poggiau Bracciolini au 15ème siècle, ressuscite Vitruve et le remet à la mode. Vitruve voulait donné une respectabilité au rôle de l’architecte qui, pour lui, est une profession intellectuel et non un manuel voire même un maçon. Par contre, sa lecture est difficile, limpide est sa prose et Vitruve laisse volontairement de côté certaines choses afin d’accentuer d’autre points. Le traité d’Alberti est divisé en dix volumes et ressemble à Vitruve. Par contre il est plus lisible, plus clair, plus simple, ce traité est vital surtout grâce à l’imprimerie. Son seul inconvénient provient du fait qu’il est en latin et non illustré.
Au 15ème siècle toujours, Le Filarete, architecte, a réalisé un traité, « Les livres d’architecture ». En 1482, Martini rédige le traité d’architecture civil et militaire, c’est une nouveauté. Le texte est toujours à la main mais entouré de plan de bâtiment. Son traité aborde les sujets qui manquent chez Vitruve, défense et militaire, son traité ne fut pas imprimé. En 1537, Sebastiano Cerlio fait un traité reprenant Vitruve sur sept volumes qui va énormément influencer Palladio. Celui-ci va être imprimé malgré sa présentation brouillonne, sa confusion et son manque de cotation.

En 1570, Palladio sort son traité et dans celui-ci, l’on remarque qu’il a évité tous les défauts des autres traités. Au départ, Palladio avait deux objectifs :
- décrire les ordres de l’architecture (ordres, soubassement, colonne, chapiteau, fronton)
- décrire ses propres projets.
Il a analysé tous les vestiges de l’antiquité.
Le premier volume est intitulé « les éléments de l’art de construire » et les ordres y sont décrits. Le deuxième volume, « les projets d’architecture domestique » représente les œuvres de Palladio. Le troisième, « édifice public et ouvrage d’ingénieur » est un livre illustré par ses projets. Le quatrième volume, « l’antiquité reconstruite » qui traite de différents temples. Plus tard, ces quatre livres seront réunis.
Pourtant il y a quelques points à retenir. L’ouvrage est en italien et non en latin, les termes compliqués sont évités et se place dans son temps, époque, afin de se faire comprendre. Les phrases sont courtes, simples, Palladio va droit au but et il place des mesures sur ses dessins en utilisant le pied de Vicence (0,306 mètre), l’unité standard pour que les maçons puissent mieux comprendre.
Palladio souhaite que tout le monde puisse accéder à l’architecture et commence par expliquer le mode de conception avant même de parler des ordres. Il ne souhaite pas entrer dans des débats et c’est ainsi qu’il ne se glisse pas la raison des proportions, ce qui est, est. Toutefois les constructions sont toujours proportionnées. A l’origine, l’on rend les colonne « entasis » qui deviendra au 16ème siècle le terme « gonflé », afin d’éviter les « creux » de la colonne. En effet l’œil humain transforme une colonne, si elle n’est pas « entasis », en un objet insolite partiellement, en son centre, creux. Pour Palladio, les pieux de service, en sous-sol comme en ailes latéral, sont éloignés de la partie noble. Toutes les pièces d’une maison possèdent un axe central et une symétrie idéale et parfaite.

Les incohérences et la mode Palladienne
Pourtant, il y a des incohérences entre les œuvres de Palladio réalisées et l’image qu’il donne de ses œuvres. Palladio voulait sa propre gloire par sa propre réalisation. La villa Rotonda est la villa la plus connue de cette artiste et est aussi l’un des exemples les plus flagrants de ces incohérences. En effet, la coupole est dite « idéale » dans les volumes alors que dans la réalité cette coupole est loin de représenter cet idéalisme recherché par Palladio. Cet idéalisme se retrouve dans le panthéon Romain et Palladio recherche et poursuit cette œuvre. Finalement, dans ses volumes, Palladio dévoile des projets idéals, il donne des versions idéalistes de ses propres projets.
Par la suite, cet ouvrage devient un ouvrage à très grande influence. Traduit en français en 1650 par Rolland Fréard du Chambray, un grand amateur de Palladio, cette traduction ainsi que son auteur, aura eu la chance de posséder les planches en bois originales de l’époque ayants servies lors de l’imprimerie. L’architecture de Palladio est recopiée durant la seconde moitié du 18ème siècle. Ces l’époque du néoclassicisme qui révèle des architectes tels que Ledoux Nicolas et Boullée qui vont eux même se baser sur Palladio. Pendant ce temps, en Angleterre, on découvre la mode palladienne.
Le 18ème siècle


Durant le 18ème siècle, on se met à rechercher la « première architecture ». Cet intérêt est lié à la découverte des autres « arts » architecturaux.
Les voyages rapportent les modes d’abris et de civilisations des autres milieux. Cette théorie se trouve une origine chez Vitruve qui donne une représentation de la cabane primitive dessinée par Claude Perrot la représentant ainsi : une base circulaire, la hutte et la cabane possède quatre élévations et possède un toit à quatre pentes. Le tout est bien sûr, construite en bois.
Derrière cette recherche, l’on découvre aussi une origine Epnographique. L’on découvre donc des missionnaires et des explorateurs. Parmi eux, Lafitau est allé au Canada et à son retour, il écrivit un livre sur le mode de vie des autochtones de la région. En 1724, il publie « Maures des sauvages américains comparés à ceux des premiers temps » l’une des premières œuvres de la civilisation américaine. C’est un regard objectif sur ce mode de vie, c’est les avantages d’une vie simple et hospitalière. Ce sont des gens bons, simples, innocents et ignorants mais sans la négativité que ces mots représentent, ici, se sont des qualités.
Le 18ème siècle, c’est aussi le siècle des « lumières », c’est des marques sur des civilisations inconnues. L’on y découvre une littérature du don sauvage, c’est un âge d’Or ou l’humanité aurait été plus heureuse. Daniel Defoe, romancier de cette époque, écrit en 1719 il écrit « Robinson Crusoé ». Montesquieu démontre de son côté avec « lettre persienne » le mode de vie des troglodytes (habitation rocheuse) et la notion de propriété, notion, qui selon lui est à l’origine de tous les maux. Pour Rosoe, l’homme est bon, innocent à la naissance et c’est le mode de vie occidental qui corrompt l’esprit humain.
C’est à la suite, que tout au long du siècle, les récits d’îles exotiques vont apparaître.


La cabane primitive
L’on découvre que le temple grec est directement lié à la cabane primitive. Marc Antoine Laugier, un prédicateur jésuite de quatorze ans, va toute sa vie avoir une relation étroite avec les penseurs de son temps et devient l’un des plus célèbres théoricien de son époque.
En 1753, « essai sur l’architecture » sort, puis peu après, le même ouvrage ressort avec un succès rapide dans le reste du monde il est traduit en 1755 en anglais et en Allemand en 1756. Laugier essai d’établir de nouvelle règle de construction. Selon lui, cette nouvelle architecture doit s’appuyer sur les temples grecs. Les romains l’ayant déjà fait auparavant. Laugier dit que la cabane répond à un besoin qui répond à la nécessité de l’homme à construire un abri.
Laugier simplifie alors ainsi :
L’homme est à l’extérieur à l’ai libre, il se met soudain à pleuvoir et il décide de se couvrir. Il décide donc de se placer sous un arbre mais celui-ci ne le couvre pas assez alors, regardant autour de lui, il découvre une caverne. Sans la moindre hésitation, l’homme s’y précipite, il trouve ce dernier abri plutôt sympathique et commode. Mais plus le temps passe, plus l’air devient humide et agressant. Décidé il ressort dehors, il réfléchi et, réunissant le tout il en vient à construire une cabane primitive.
Laugier refuse et rejette catégoriquement tout l’art Romain. Il part sur les bases suivantes, tout le poids d’une construction repose sur les colonnes. Jean François Vuiel de saint Maux qui lui va tourner en dérision la théorie de Laugier qui le compare à de la musique contemporaine joué par des animaux. Un autre auteur, Charles François Ribart de Chamoust, rédige en 1776 « l’ordre français trouvé dans la nature » qui reprend Laugier et s’appuie dessus. Il recommande de prendre le temple grec et de le comparer à la cabane. L’arbre c’est l’archétype. Trois étapes donc, l’archétype, le type et l’architecture. C’est la forme de la nature pour l’archétype et la cabane étant le type.
A la même époque Quatemère de Quincy, un orthiquaire, philosophe et politicien, va élargir la notion du type et la notion de cabane et va dire qu’il y a plusieurs mode, origine, source d’inspiration dans le monde. Il propose de prendre en compte aussi la caverne, la tente et la cabane en disant que chacun de ces trois types correspondes à des besoins différents. La caverne servant pour les chasseurs et rôdeurs, le pasteur dans la tente et la population et les éleveurs dans la cabane. L’idée de type est liée à la société et chaque type reflétant une société.

Le rationalisme

Le rationalisme, une forme de pensé architectural qui, le mot est juste, prend forme et ce développe tout au long du 18ème et 19ème siècle.
Ainsi, deux formes vont s’affronter le classique, issu de l’antiquité grec romaine et le rationalisme, issu du gothique mais plongé dans un milieu moderne.

Au 19ème, l’on recherche un style du présent en utilisant la passé pour deviner des lois structurels afin d’utiliser les matériaux avec une plus grande approche.

On retiendra de cette époque un certain Viollet-Le-Duc qui va analyser l’architecture gothique pour déterminer les rôles des éléments pourtant ou non portant, afin de tirer des leçons pour l’avenir. Il va utiliser la restauration des édifices historiques puis élaborer une théorie de la rénovation de ces même édifices. Son originalité est de reconstruire un style gothique à partir de différente périodes, fragments, éléments, mais dans un style pur. Il s’agir dès lors de construire un style gothique parfait afin de comprendre les éléments architectoniques d’une église gothique.

Toujours durant le 19ème siècle, l’on recherche l’ossature, le squelette etc. Le rationalisme structurel qui a pour conséquence de séparer le bâtiment en système porteur formé par l’ensemble, nervure, pilier, arc, toiture et de l’enveloppe. Viollet-le-Duc à d’ailleurs séparer schématiquement ces deux systèmes en disant que dans l’architecture gothique, la nervure servait de peau. Il va ainsi, par cette séparation, établir sa théorie.
Cette idée structurelle amène des conséquences sur la logique de construction. Cela ne se limite pas à la seconde moitié du 19ème siècle et va s’étendre au 20ème.
Le Corbusier et Van Der Rohe vont aussi travailler sur ce système d’enveloppe. Une grande partie des théories moderne du 20ème vont établir une possibilité, avec le béton, de séparer la structure et l’enveloppe au 19ème on travail déjà avec l’acier et le fer, il y a des conséquences de plan libre.

Les parois, deviennent des écrans opaque ou transparent. Cette logique de séparation paroi et porteur à largement influencer Mies Von Der Rohe durant le 20ème siècle.
Cette idée de rationalisme ne déborde pas à l’un des fondements de l’architecture moderne de la première partie du 20ème siècle. Pour Viollet-Le-Duc, la raison est une base. L’architecture doit être justifié surtout la raison constructive. Une logique de construction entre la position des matériaux. Cette raison va être l’un des fondements de l’architecture contemporaine. Cette idée de justification logique va influencer la théorie française.

Cette théorie française va donc, effectuer un rationalisme classique et un rationalisme gothique structurel. Deux formes s’installes donc et vont être utilisées. Sans copier mais améliorer logiquement, d’un point de vue constructif et de séparation, distribution. En générale, la tradition rationaliste française à toujours un double regard sur le classicisme et sur le gothique. C’est une façon économique d’utiliser les matériaux. C’est la légèreté des structures gothique que l’on veut atteindre mais dévié du classicisme.

Ce regard sur l’architecture n’est pas absent. L’on va toujours au 16-17ème siècle souligner les colonnes gothique et rivaliser avec les structure du gothique. Cette double source va continuer à ce développer pendant tout le 17ème français et l’on commence à mettre en cause les règles et ordres utilisées, depuis la renaissance.
Au 18ème siècle, pendant la période des philosophes des lumières, on raisonne avec l’esprit critique, rationnel et on va mettre fin à l’art de la renaissance.
Claude Perrot, 1613 -1688, ne va pas rejeter les ordres antiques utiliser dans la renaissance et va remettre en cause la façon don les éléments antique sont reproduits à un idéal de beauté. Perrot va par conséquent, réaliser la façade Est du Louvre. Dans sa théorie, on retrouve un rapprochement entre le classique et le gothique. On rapproche ces deux architectures qui n’avaient pourtant rien en commun. On a, au 17ème, fait un pas important.

Au 18ème siècle, dans la philosophie, c’est l’époque du rationalisme. C’est la philosophie des lumières. A la fin du 18ème, d’autre facteur va renforcer cette idée qu’est le rationalisme. On va donc développer l’architecture. D’une part, dans l’ordre des idées, on examine les conventions avec l’esprit critique et l’on remplace les règles et d’autre part, comprendre l’origine historique de ces règles. Il y a une idée de rationalisme historique devenant dominante au 18-19ème siècle.
Les arts ne sont pas immuables et il y survit une forme d’évolution parallèle à la science et au besoin d’une époque, à l’esprit de l’époque. On replace chaque arts à son contexte, son époque. C’est une méthode devenant très forte au 19ème siècle. Les arts exprimes cette idée du temps. Un autre facteur, important, le développement des découvertes archéologiques et surtout vers l’antiquité. Cela va aider à reconstituer et reconsidérer la langage de l’antiquité, un retour au source.

On va rapidement s’apercevoir, qu’il n’y a pas qu’un seul langage antique. On découvre plusieurs époques de l’antiquité, plusieurs écritures. On relativise les ordres antiques et historiques. Tout ceci va entraîner un nouveau regard sur différent élément de l’art antique à la renaissance.

Parallèlement au progrès et à l’avancé technologique de la deuxième moitié du 18ème siècle, l’on trouve des avancés importantes de la construction. C’est le progrès dans les sciences des matériaux. On va essayer de comprendre et de calculer la façon don les matériaux travails.

A la fin du 18ème siècle, on fait appel aux tirants de fer dans les pieux tel que le panthéon. Une avancé architectural prend forme. Autre élément de la fi du 18ème, il y a la monté en puissance de l’ingénierie. En 1747 est fondé l école des Ponts des Chaussées. Puis en relation avec l’art militaire, l’école polytechnique dans lequel les cours de l’architecture sont un élément fondamental qui va aider au progrès architectural. C’est une méthode rationnelle qu’on y étudie.
Derniers facteurs du développement rationaliste, est la révolution industrielle du 18-19ème siècle. C’est le progrès de la production de nouveaux matériaux. Puis au 19ème, cette révolution va devenir des plus importante. C’est le début de la fonte de l’acier au niveau industriel. Cela va avoir une conséquence directe sur l’architecture et le développement de la construction métallique. Soufflot est partisans d’une architecture rationnelle qui utilise la science de la résistance des matériaux pour réaliser une architecture légère et gothique tout en utilisant les ordres classiques.
Laugier
Durant la période du 18ème siècle, on met en évidence les éléments porteurs tels que les colonnes isolées, dégagées et les linteaux.
L’on obtient aussi une réduction du langage Classique à des éléments essentiels dans l’essai de Laugier on retrouve, en 1753, une architecture universelle.
Laugier insiste sur l’idée de rationalisme, une nécessité de faire intervenir la raison. Il va se référer aux cinq ordres de l’architecture Classique.
Les ordres sont les composants essentiels d’un édifice, ils doivent être employés de manière à ne pas décorer, mais composer !!!
Voici une distinction composée par Laugier entre les éléments essentiels et les éléments, éventuellement, non essentiels qui ont fait l’architecture rationaliste.
- Laugier fait une lecture en terme de structure,
- Il expose un regard analytique sur les fonctions et n’impose pas un une reprise simple,
- Il implique une méthode dite, de travers,
- En vue de facteurs externes, à la fin du 18ème siècle et début 19ème, l’on accompagne et encourage cette architecture rationnelle,
- l’on remarque une évolution nécessaire de l’art,
- c’est une architecture d’idée. L’art est en relation direct avec toutes les conditions à la fois matérielles et spirituelle,
- L’architecture doit se soumettre aux bornes de l’époque,
- la première révolution industrielle à lieu en Angleterre durant le milieu du 18ème siècle. Elle va entraîner une deuxième phase qui va apporter des conséquences plus importantes au cours du 19ème siècle,
- les villes vont ainsi se transformer ce qui va entraîner des explosions urbaines,
- l’invention, dès lors, du chemin de fer apparaît, ce qui va modifier la taille des villes. L’on créé de nouvelles typologies étant donné l’accroissement des villes et la pensée architecturale intérieur et extérieur se transforme.

Viollet-Le-Duc, restaurateur de monuments, accorde une importance fondamentale à la théorie rationalisme de structure, elle-même fondée sur l’analyse et la lecture du gothique. A partir de 1830, il y a une mutation des idées qui va prendre l’architecture gothique comme exemple et modèle qui va commencer en Angleterre par John Ruskin et Pugin. Pour eux, c’est une idée de morale-vérité dans l’architecture.
L’architecture gothique est capable d’exprimer l’esprit des nations, elle est différente d’un pays à un autre car elle exprime l’âme des peuples, c’est pour cette raison que le gothique revient en force en 1830.
Viollet-Le-Duc porte un regard qui va apporter le gothique plus loin que prévu. Il apporte l’idée de dissociation du squelette et de l’enveloppe durant la deuxième moitié du 19ème siècle.

Au 19ème siècle, on commence à s’intéresser aux ruines. Viollet-Le-Duc va restaurer, mais aussi restituer, des édifices. Il va ainsi définir le style gothique Pur. Il va, par exemple, remplacer les porteurs par des tirants. Construite en 1903, l’église « Songent de Montmartre » est construite avec du béton armé. C’est un essai avec un matériau nouveau.
Ainsi s’ouvre un regard totalement nouveau sur l’architecture…..

Le Manifeste
Le manifeste est un ouvrage polémique, c'est le premier écrit sur un nouveau mouvement. On peut l'imaginer comme une profession de foi, qui cherche à prouver, démontrer, convaincre quelques choses.
A l'inverse du traité, il se produit à l'opposé de la chaîne. C'est une synthèse de l'ensemble des connaissances d'une période.

Dans les années 1920, commence le mouvement moderne de l'architecture. Après 1945, on éprouve plus le besoin de prouver l'architecture moderne, puisque elle est déjà assimilée. Toujours en 1920, c'est une période qui se finie entre 65 et 70.
Le Corbusier, architecte, urbaniste, peintre, designer et à la fois écrivain, commence sa carrière comme peintre-plasticien en Suisses et dans sa jeunesse, il se rend en France. Entre 1922 et 1929, Le Corbusier réalise des Villas et un ensemble de mouvement tel que les résidences Frigès à Bordeaux. Dans les années 30, il fait et dicte ses cinq points architecturaux que sont le plan libre, la façade libre, les pilotis, le toit terrasse et la fenêtre en longueur.
Peu après, il se détache de la production des Villas.
Après 1945, les gros chantiers reprennent et c'est donc dans ce contexte nouveau que, Le Corbusier, énonce le principe d'un habitat en hauteur sous forme d'un exemple collectif noyé dans la verdure.
C'est l'énoncé du principe de l'habitation auquel Le Corbusier attendra l'après deuxième guerre mondiale pour reconstruire la France. Il met en ordre le modéle d'OR et le brutaliste du décoffrage de béton armé comme on peu le voir sur la chapelle de Bronchant dans les Vosges. Le Corbusier construit à l'étranger comme en Inde avec le capitole.

Vers une architecture ...



Le Corbusier a écrit de nombreux ouvrages mais ‘Vers une architecture’ reste certainement son récit fart. Plusieurs chapitres et principes y figurent, chacun d’eux remettant automatiquement en cause les principes actuels auxquels Franck Lloyd Wright est attachés. De même que Hendrick Petrus Berlage qui n’hésitera pas à envoyer un courrier de remise en place qui n’aura d’autres effets que d’encourager Jeanneret dans sa démarche accusatrice. Dans l’ouvrage ‘Vers une architecture’ on retrouve les thèmes suivants :
- Esthétique de l’ingénieur et de l’architecture
- Trois rappels à Messieurs les architectes (volume, surface et plan)
- Les tracés régulateurs (le thème qui offensa Berlage)
- Des yeux qui ne voient pas
- Architecture et de l’architecture
- Maison en série
- Architecture ou révolution ?

Tout comme pour Palladio, Le Corbusier possède cette faculté d’expression qui lui permet de s’adresser à un large public, ce qui a pour but de perturber le milieu architectural. Dans ‘Les tracés régulateurs’, Le Corbusier éprouve le besoin de rappeler et de mettre en rapport ses projets et des exemples historiques Il démontre ainsi la parenté entre le passé et l’art contemporain. Il rejette, de ce fait, les manifestes actuels afin de pouvoir rechercher l’évolution de l’architecture.

Le plan procède du dedans au dehors ; l’extérieur est le résultat d’un intérieur.
Les éléments architecturaux sont la lumière et l’ombre, le mur et l’espace.
L’ordonnance, c’est la hiérarchie des buts, la classification des intentions.
L’homme voit les choses de l’architecture avec ses yeux qui sont à 1 mètre 70 du sol. On ne peut compter qu’avec des buts accessibles à l’œil, qu’avec des intentions qui ne sont pas du langage de l’architecture, on aboutit à l’illusion des plans, on transgresse les règles du plan par faute de conception ou par inclinaison vers les vanités.


Son premier chapitre, ‘Esthétique de l’ingénieur et de l’architecture’, est un thème qui réunit les deux intentions. L’un n’allant pas sans l’autre. Pour Le Corbusier, le travail d’ingénieur est en hausse alors que celui d’architecte se perd.

Le deuxième chapitre, ‘Trois rappels à Messieurs les architectes’, rend hommage aux formes qui sont issues des calculs des ingénieurs. Les ingénieurs usant des formes géométriques et des calculs satisfaisant l’art. Le Corbusier travail beaucoup les trois points qu’il considère comme d’une grande esthétique.

‘Des yeux qui ne voient pas’, démontre, dans les moyens de transports comme les paquebots, qu’ils sont les exemples de la modernité. La blancheur mais aussi les hublots, les rambardes filantes, les mats et la volumétrie géométrique du bateau sont la modernité que doit suivre l’architecture. Le Corbusier trouve que tout est standard, parfait. Une vision idéaliste. Il considère le Paestum et le Parthénon comme la forme à rechercher et la plus parfaite qui soit.

Chez Le Corbusier, l’architecture n’est pas le seul sujet d’expérimentation, il existe d’autres arts. On y voit apparaître un fonctionnalisme humain architectural tout expansé en termes de fonction. Sa vision de la ville est sous quatre points. Habiter, travailler, circuler et se divertir sont ces points.

Dans ‘Architecture’ il revient sur les traces du passé et des grands bâtiments, mais Le Corbusier estime que durant le 16ème siècle, rien n’est valable, tout est à rejeter. L’architecture Romaine est considéré jusqu’au 19ème siècle comme le berceau, la base de l’architecture. Il estime que de la Rome Antique à Michel Ange, c’est de la vraie architecture et que tout le reste est décadent comme le prouve son avis sur le Château de Versailles et, a contrario son opinion favorable sur le forum de Pompéi. C’est l’une des raisons qui le pousse à rejeter et détester le fameux « prix de Rome ».

Dans un autre chapitre, baptisé ‘Maison en série’, Le Corbusier illustre le logement de Frigès ou il montre que l’on peut construire des maisons individuelles mitoyennes ou l’on retrouve les cinq points de son architecture : le plan libre, la façade libre, les pilotis, le toit terrasse et la fenêtre en longueur.
C’est la nécessité de reproduire un modèle, pour faciliter, il faut que les éléments sortent de l’usine et qu’ils soient standard. C’est la rupture avec l’artisanat de la construction.

Pour finir avec ce récit, nous parlerons de ‘Architecture ou révolution ?’, qui est pour Le Corbusier, une façon d’exprimer le fait que la révolution peut être évitée. Il y a des besoins nouveaux qui apparaissent après 1914 et on doit inventer une nouvelle architecture. Il adopte les Villes-Pilotis. Le Corbusier sépare chaque utilisation. C’est un urbanisme de dalles don il est le précurseur. En 1923, il prévoit des tours entourées par la verdure. Véritable cité urbaine en hauteur séparé les unes des autres pour faire place à la nature.

Les trois ‘rappels’ sur le ‘volume’, la ‘surface’ et le ‘plan’, le chapitre sur les ‘tracés régulateurs’ et la triade regroupant, sous le titre ‘Architecture’, ‘La leçon de Rome’, ‘L’illusion des plans’ et ‘Pure création de l’esprit’ considèrent ainsi les moyens propres à la composition architecturale. En revanche, ‘esthétique de l’ingénieur’, les trois chapitres sur les ’paquebots’, les ‘avions’ et les ‘autos’ que les ‘yeux ne voient pas’, ainsi que les deux développements conclusifs que sont ‘Maisons en série’ et ‘Architecture ou Révolution’ lancent des ponts entre l’architecture, les objets techniques, la production industrielle et la politique du logement.

Pour Le Corbusier, les intentions sont d’éviter un changement social brutal, en mettant en œuvre des réformes, pour lesquelles il affirme avoir élaboré des solutions architecturales pertinentes.


André Lurçat

André Lurçat commence sa carrière en même temps que Le Corbusier et suit le même parcours et la même architecture avec la planéité complète du mur. Il va créer la première école moderne Française à Villejuif et conservera un succès d’estime jusqu’en 1970. Il commence un ouvrage ‘Formes, compositions et lois d’harmonies’ qui sera publié entre 1953 et 1957 sous trois tomes.

Il essai d’introduire des méthodes rationnelles et de sciences auxquels il conclura par une question : Où en est l’architecture ?

Il dresse alors un constat négatif, en justifiant le manque de crédit, une industrialisation mal acheminé dans laquelle les architectes ont un rôle secondaire et s’appui lui aussi sur le passé et l’étudie, non pas pour l’imiter, mais pour y extraire les principes et les lois. Il y a une formulation très doctrinale chez Lurçat, afin que ce qu’il dise paraisse vrai, crédible et soit la vérité vrai. Il y a toujours une architecture équilibrée. Il ne se base jamais sur ses œuvres, contrairement à Le Corbusier qui n’hésite pas à exposer ses meilleurs projets pour appuyer ses dires.

Pour lui, la production architecturale moderne est une sorte de préhistoire d’on la face classique est à venir. On doit une fois pour toute, établir les lois architecturales …



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Dernière modification par Knobie le mer. janv. 17, 2007 10:47 pm, modifié 2 fois.
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Messagepar Creutzfeldt-Jakob » dim. janv. 14, 2007 6:20 pm

Euh.. ouais


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